Oxame / Ça sent de plus en plus mauvais
Une partie du personnel a assisté hier à l'audience du tribunal de commerce.
Publié le vendredi 14 octobre 2011 à 10H40

«ÇA pue… » A peine arrivé hier au siège du tribunal de commerce, Christian Deschamps, délégué syndical CGT de l'Eurl Oxame, a tout de suite compris que les choses n'allaient pas forcément dans le meilleur sens pour les 32 salariés de l'entreprise revinoise. Une demi-heure plus tard, le président Perrot confirmait ce sentiment.
Au point d'annoncer que le tribunal attendrait la soirée pour délibérer avant de rendre sa décision ce matin : « liquidation immédiate ou prorogation d'une quinzaine de jours ». « Une décision délicate à prendre quand il s'agit de la sauvegarde d'une trentaine de salariés », confiait un observateur en catimini.
Lors de l'audience, l'administrateur judiciaire Eric Rouvroy avait dressé un état des lieux assez sombre d'une société déjà placée en redressement judiciaire le 21 juillet dernier.

Situation tendue

En raison d'un ralentissement très significatif du chiffre d'affaires essentiellement réalisé à l'export (pays du Maghreb et Grèce), d'un coût de remise en état industriel plus élevé que prévu (400 000 euros au lieu de 200 000 budgétés), de problèmes techniques liés au mauvais entretien de l'outil de production et aussi de fonds propres insuffisants, l'EURL créée par Leszek Oldakowski en octobre 2010 à l'occasion de